Le Crédit Foncier, filiale du groupe BPCE (Banques Populaires et Caisses d’Epargne), est parvenu à un accord avec l’UFC-Que Choisir, l’AFUB (Association française des usagers des banques) et le collectif Action quant à dérive des prêts à taux variable accordés à ses clients. Les trois institutions mentionnées représentent les intérêts de milliers de clients se considérant dupés par le renseignement défectueux fourni quant aux crédits à taux révisables.
Les négociations avec les associations qui défendent les consommateurs ont été entamées en mai cette année. Les pourparlers se sont déroulés sous la surveillance d’un médiateur. Suite aux négociations, les parties ont abouti à un accord par lequel le Crédit Foncier s’engage à changer les termes des contrats signés par les clients. Le changement implique soit la conversion du prêt à taux variable en prêt à taux fixe bonifié, soit le maintien du prêt à taux variable plafonné. Les clients auront l’occasion de choisir entre ces deux options et ils recevront à cet effet un courrier avec des simulations.
Le nombre des emprunteurs ayant souscrit des prêts à taux variables capés (mais qui ne se sont pas avérés comme tels) est de quelques 150.000 personnes. En fait, ce n’étaient que les mensualités qui étaient capées, les taux continuant à hausser en se répercutant sur le montant à rembourser.
En dépit du dispositif agréé par les associations, L’UFC-Que Choisir annonce qu’elle maintiendra sa plainte déposée en 2008 contre le Crédit Foncier. L’association souhaite que « le procureur aille jusqu’au bout, qu’il y ait une reconnaissance officielle du fait que le Crédit Foncier a trompé ses clients ». Cela ne devra pas influer sur la solution trouvée pour les clients du Crédit Foncier.
Le 10 mars 2009, le Tribunal de grande instance de Paris a rendu une décision favorable à un client du Crédit Foncier se considérant victime des prêts à taux variable non « capés ». Cela a été la première décision donnée dans l’affaire.